Pathétique mais presque
Dîner de fin d’année de la boîte dans un resto russe huppé des hauts de Cannes. Vodka et déprime à volonté. Avec Gilles, on se tire la bourre à celui qui sera torché le premier pour ne pas être conscient de ce qui nous arrive. Je gagne.
On est répartis par services, comme à la cantoche. Sandrine est habillée comme une pute bas-de-gamme, comme d’hab. Tous les puceaux de la boîte ont envie de se la tirer, faut dire qu’elle fait tout pour. Malgré le concours de shots, j’ai la trique des grands jours. Ils n’ont rien trouvé de mieux que de me placer entre Sandrine et Virginie, soit la place la plus enviée de la soirée. Moi j’aurai bien échangé avec Jean-Luc qui participe à notre pari d’alcooliques sans qu’on l’ai convié. Ce con mate tellement les nibards de Sandrine qu’il doit avoir encore plus mal aux yeux qu’aux couilles. Anne-Charlotte est déjà raide au bout d’un demi-verre. Je crois même qu’elle chiale à moitié. Alain notre petit chef s’est mis sur son 31. Il s’est déguisé en petit chanteur à la gueule de bois. Il nous fait son grand numéro du type qui tient l’alcool mais c’est le premier qu’on ira repêcher dans sa gerbe sous les flashes de Bernard des services techniques, le photographe officiel de la soirée.
Pendant le repas, on a droit à un spectacle de danse folklorique. Des ukrainiennes sans âge, maquillées comme des Breaks Lada de contrebande, se forcent à sourire mécaniquement devant ce parterre de VRP avinés avant d’aller finir leur nuit sur les trottoirs de la Promenade des Anglais. Devant ce tableau pathétique, je ne peux qu’accélérer mon alcoolémie. Jean-Luc a filé au premier rang. Il est en train de se faire péter la braguette en choisissant laquelle il pourra bien se payer tout à l’heure en sortant du resto, s’il arrive à traîner sa 205 GTI jusqu’à Nice, le paradis des filles de l’est. Anne-Charlotte et Virginie ont des lumières plein les yeux. Elles projettent de partir en vacances ensemble à Saint-Petersbourg avec «Vieilles filles Airlines».
Gilles et moi on projette de se barrer le plus vite possible de ce cauchemar organisé. En s’esquivant en douce, on croise Sandrine prés du vestiaire en train de se faire peloter par un jeune loup du service compta. Je ne peux m’empêcher d’aller lui dire au revoir en lui roulant une grosse gamelle à la russe, avec la langue en plus. Cette petite garce se laisse faire et en rajoute même une seconde couche. Mais à cette heure-là, je n’arrive même plus à bander et Gilles me dépose devant chez moi comme une grosse merde sociale. J’espère au moins que les photos de Bernard seront réussies, ce sera toujours ça de pris.
On est répartis par services, comme à la cantoche. Sandrine est habillée comme une pute bas-de-gamme, comme d’hab. Tous les puceaux de la boîte ont envie de se la tirer, faut dire qu’elle fait tout pour. Malgré le concours de shots, j’ai la trique des grands jours. Ils n’ont rien trouvé de mieux que de me placer entre Sandrine et Virginie, soit la place la plus enviée de la soirée. Moi j’aurai bien échangé avec Jean-Luc qui participe à notre pari d’alcooliques sans qu’on l’ai convié. Ce con mate tellement les nibards de Sandrine qu’il doit avoir encore plus mal aux yeux qu’aux couilles. Anne-Charlotte est déjà raide au bout d’un demi-verre. Je crois même qu’elle chiale à moitié. Alain notre petit chef s’est mis sur son 31. Il s’est déguisé en petit chanteur à la gueule de bois. Il nous fait son grand numéro du type qui tient l’alcool mais c’est le premier qu’on ira repêcher dans sa gerbe sous les flashes de Bernard des services techniques, le photographe officiel de la soirée.
Pendant le repas, on a droit à un spectacle de danse folklorique. Des ukrainiennes sans âge, maquillées comme des Breaks Lada de contrebande, se forcent à sourire mécaniquement devant ce parterre de VRP avinés avant d’aller finir leur nuit sur les trottoirs de la Promenade des Anglais. Devant ce tableau pathétique, je ne peux qu’accélérer mon alcoolémie. Jean-Luc a filé au premier rang. Il est en train de se faire péter la braguette en choisissant laquelle il pourra bien se payer tout à l’heure en sortant du resto, s’il arrive à traîner sa 205 GTI jusqu’à Nice, le paradis des filles de l’est. Anne-Charlotte et Virginie ont des lumières plein les yeux. Elles projettent de partir en vacances ensemble à Saint-Petersbourg avec «Vieilles filles Airlines».
Gilles et moi on projette de se barrer le plus vite possible de ce cauchemar organisé. En s’esquivant en douce, on croise Sandrine prés du vestiaire en train de se faire peloter par un jeune loup du service compta. Je ne peux m’empêcher d’aller lui dire au revoir en lui roulant une grosse gamelle à la russe, avec la langue en plus. Cette petite garce se laisse faire et en rajoute même une seconde couche. Mais à cette heure-là, je n’arrive même plus à bander et Gilles me dépose devant chez moi comme une grosse merde sociale. J’espère au moins que les photos de Bernard seront réussies, ce sera toujours ça de pris.
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