Exotisme d'entreprise
Le Bromazepam est mon nouvel ami. Et le docteur Bogey aussi.
J’ai une bonne intuition en gobant ma petite gélule avant de retourner au boulot. À midi ils ont prévu une animation carnaval chez Avenance. Moi je sais pas pourquoi mais les animations carnaval, ça me rend tout sauf avenant. Surtout quand Alain commence à raconter ses dernières vacances à Rio et que Sandrine est assez conne pour avoir envie d’y aller juste en voyant une photo de pain de sucre et en écoutant un air de Samba joué à l’orgue électronique. L’air de rien, je le vois venir de loin, mais quand Jean-Luc va pour s’apprêter à sortir une vanne bien graisseuse sur le string de la danseuse, je lui lance mon regard spécial serial-killer histoire de lui faire ravaler sa merde avant qu’il fasse rire le chefaillon et vomir la secrétaire. Bon, faut avouer, elle a quand même un joli petit cul cette danseuse même si elle n’a jamais dû voir la couleur du Brésil et que son stage samba a dû durer deux mois dans un atelier municipal de Garges les Gonesses.
En allant reposer nos plateaux, l’organiste chauve à catogan et chemisette à fleur nous lance un petit clin d’œil complice tout en continuant à plaquer ses sales accords pré-enregistrés par-dessus une rythmique Lambada de supermarché. Sa danseuse de location ne nous voit même pas partir. Elle continue à remuer son cul entre les tables de VRP qui discutent entre eux l’air de rien tout en imaginant discrètement leurs prochaines vacances dans un pays chaud où ils pourraient niquer exotique et pas cher.
Jean-Luc se remet la bite en place et moi je me reprends une autre gélule en guise de dessert. Intérieurement je porte un toast à ce cher docteur Bogey qui régale contre un bon Put gagnant. Grâce à lui, les restaurants d’entreprise finissent presque par devenir fréquentables.
J’ai une bonne intuition en gobant ma petite gélule avant de retourner au boulot. À midi ils ont prévu une animation carnaval chez Avenance. Moi je sais pas pourquoi mais les animations carnaval, ça me rend tout sauf avenant. Surtout quand Alain commence à raconter ses dernières vacances à Rio et que Sandrine est assez conne pour avoir envie d’y aller juste en voyant une photo de pain de sucre et en écoutant un air de Samba joué à l’orgue électronique. L’air de rien, je le vois venir de loin, mais quand Jean-Luc va pour s’apprêter à sortir une vanne bien graisseuse sur le string de la danseuse, je lui lance mon regard spécial serial-killer histoire de lui faire ravaler sa merde avant qu’il fasse rire le chefaillon et vomir la secrétaire. Bon, faut avouer, elle a quand même un joli petit cul cette danseuse même si elle n’a jamais dû voir la couleur du Brésil et que son stage samba a dû durer deux mois dans un atelier municipal de Garges les Gonesses.
En allant reposer nos plateaux, l’organiste chauve à catogan et chemisette à fleur nous lance un petit clin d’œil complice tout en continuant à plaquer ses sales accords pré-enregistrés par-dessus une rythmique Lambada de supermarché. Sa danseuse de location ne nous voit même pas partir. Elle continue à remuer son cul entre les tables de VRP qui discutent entre eux l’air de rien tout en imaginant discrètement leurs prochaines vacances dans un pays chaud où ils pourraient niquer exotique et pas cher.
Jean-Luc se remet la bite en place et moi je me reprends une autre gélule en guise de dessert. Intérieurement je porte un toast à ce cher docteur Bogey qui régale contre un bon Put gagnant. Grâce à lui, les restaurants d’entreprise finissent presque par devenir fréquentables.
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