Torpeur
Yvan et Isa squattent les abords de la piscine en petite tenue, histoire de frimer à leur retour sur Paris. Visiblement, à en croire les marques de maillot, ils n’ont pas dû pouvoir faire de l’intégral sur les plages de Calvi en juillet.
Je préfère me cloîtrer dans le living obscur à mater pour la nième fois le DVD de Massacre à la tronçonneuse, perdu à nouveau au beau milieu d’un désert créatif stérile.
Je me remémore la performance de Julien Loquet à Beaubourg où il avait fait défiler en boucle la scène finale du film au ralenti pendant toute la durée de son concert. Je me demande bien ce qu’il a pu devenir depuis que je l’ai perdu de vue.
En sortant retrouver mes camarades, je frémis de douleur en constatant que la marque du string d’Isa est en train de passer de l’ivoire au carmin et qu’à son réveil, la vilaine délimitation de quelques millimètres ne sera plus qu’un vieux souvenir.
- Tu cherches quelque chose? me questionne Yvan dont le gland est beaucoup plus épais que ce que j’imaginais.
- Ouais, l’inspiration! Si tu la retrouves, tu me l’envoies par FedEx.
- Et tu crois que tu vas la retrouver dans le cul d’Isa?
- Va savoir!
- C’était quoi ces bruits de tronçonneuse qui venaient de chez toi?
- Non, c’est rien. Je viens de tailler la haie de cyprès de l’autre côté.
- Mais il y avait aussi comme des cris…des hurlements.
- Ah oui, ça devait sûrement venir de chez les voisins d’en face. Ils ont aussi une piscine…et pas mal de gamins en ce moment.
Yvan me regarde de manière dubitative alors que son gros gland bascule mollement vers l’intérieur de sa cuisse comme un poids mort. J’en profite aussi pour constater qu’il a dû se raser les couilles pour l’occasion, à moins que ce ne soit une épilation définitive.
Isa, dont la raie du cul est en train de se transformer en baraque à frites, se retourne à ce moment-là, ce qui me conforte dans ma théorie du «forfait intégral» commun qu’ils ont dû faire péter juste avant leur départ.
- Tu ne viens pas nous rejoindre? lâche t’elle dans un semi-étirement de fin de sieste.
- Non, je ne montre jamais ma gaule devant mes amis, question de principe!
Ma remarque a le mérite de la faire ricaner, ce qui n’est pas le cas d’Yvan qui tire nerveusement sur sa nouille.
Pour détendre l’atmosphère, je leur raconte la malédiction qui règne sur la propriété.
- Le fils des anciens propriétaires a trouvé la mort dans cette maison. Officiellement, c’est censé être un suicide, mais des bruits courent dans le voisinage que ce pourrait plutôt être une mort violente. Personne n’a jamais vu le corps et l’on ne sait même pas où il est enterré. Si c’est vraiment un suicide, il s’est produit dans sa propre chambre, celle que l’on a actuellement reconvertie en chambre d’amis.
A l’énoncé de cette dernière phrase, je vois le visage d’Yvan qui passe du cramoisi au livide. Sa peau cuite par le soleil se recouvre d’une fine couche de chair de poule. Son gros gland se ratatine pour former un ridicule appendice tout fripé. Il se lève comme un seul homme puis plonge dans la piscine d’un geste décidé.
Isa, qui visiblement n’a pas pensé à emporter avec elle son polar de l’été, semble toute excitée par mon récit et cherche à glaner quelques détails supplémentaires.
Quand Yvan achève ses quelques minutes de nage intensive, nous sommes déjà en train d’élaborer le menu du dîner avec Isa et O qui venait tout juste de nous rejoindre en me reprochant d’ennuyer tout le monde avec mes histoires à dormir debout...
Je préfère me cloîtrer dans le living obscur à mater pour la nième fois le DVD de Massacre à la tronçonneuse, perdu à nouveau au beau milieu d’un désert créatif stérile.
Je me remémore la performance de Julien Loquet à Beaubourg où il avait fait défiler en boucle la scène finale du film au ralenti pendant toute la durée de son concert. Je me demande bien ce qu’il a pu devenir depuis que je l’ai perdu de vue.
En sortant retrouver mes camarades, je frémis de douleur en constatant que la marque du string d’Isa est en train de passer de l’ivoire au carmin et qu’à son réveil, la vilaine délimitation de quelques millimètres ne sera plus qu’un vieux souvenir.
- Tu cherches quelque chose? me questionne Yvan dont le gland est beaucoup plus épais que ce que j’imaginais.
- Ouais, l’inspiration! Si tu la retrouves, tu me l’envoies par FedEx.
- Et tu crois que tu vas la retrouver dans le cul d’Isa?
- Va savoir!
- C’était quoi ces bruits de tronçonneuse qui venaient de chez toi?
- Non, c’est rien. Je viens de tailler la haie de cyprès de l’autre côté.
- Mais il y avait aussi comme des cris…des hurlements.
- Ah oui, ça devait sûrement venir de chez les voisins d’en face. Ils ont aussi une piscine…et pas mal de gamins en ce moment.
Yvan me regarde de manière dubitative alors que son gros gland bascule mollement vers l’intérieur de sa cuisse comme un poids mort. J’en profite aussi pour constater qu’il a dû se raser les couilles pour l’occasion, à moins que ce ne soit une épilation définitive.
Isa, dont la raie du cul est en train de se transformer en baraque à frites, se retourne à ce moment-là, ce qui me conforte dans ma théorie du «forfait intégral» commun qu’ils ont dû faire péter juste avant leur départ.
- Tu ne viens pas nous rejoindre? lâche t’elle dans un semi-étirement de fin de sieste.
- Non, je ne montre jamais ma gaule devant mes amis, question de principe!
Ma remarque a le mérite de la faire ricaner, ce qui n’est pas le cas d’Yvan qui tire nerveusement sur sa nouille.
Pour détendre l’atmosphère, je leur raconte la malédiction qui règne sur la propriété.
- Le fils des anciens propriétaires a trouvé la mort dans cette maison. Officiellement, c’est censé être un suicide, mais des bruits courent dans le voisinage que ce pourrait plutôt être une mort violente. Personne n’a jamais vu le corps et l’on ne sait même pas où il est enterré. Si c’est vraiment un suicide, il s’est produit dans sa propre chambre, celle que l’on a actuellement reconvertie en chambre d’amis.
A l’énoncé de cette dernière phrase, je vois le visage d’Yvan qui passe du cramoisi au livide. Sa peau cuite par le soleil se recouvre d’une fine couche de chair de poule. Son gros gland se ratatine pour former un ridicule appendice tout fripé. Il se lève comme un seul homme puis plonge dans la piscine d’un geste décidé.
Isa, qui visiblement n’a pas pensé à emporter avec elle son polar de l’été, semble toute excitée par mon récit et cherche à glaner quelques détails supplémentaires.
Quand Yvan achève ses quelques minutes de nage intensive, nous sommes déjà en train d’élaborer le menu du dîner avec Isa et O qui venait tout juste de nous rejoindre en me reprochant d’ennuyer tout le monde avec mes histoires à dormir debout...
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