Chaud, sale et humide
Pour se délasser un peu d'une dure semaine, et vu que la saison des plages était belle et bien terminée, jg et moi on a eu envie d'attaquer une nouvelle saison "indoor", à savoir se faire une petite virée au Sauna-club Azur, prés du vieux-Nice.
On y était pas retournés depuis la fin de l'hiver dernier, et pour ne pas rompre nos habitudes, on demanda à Marie, notre fidèle accompagnatrice, de se joindre à nous.
Tous les trois, on se connaissait depuis le lycée et Marie avait même vécu quelques temps avec jg il y a déjà quelques années de cela.
Ils étaient restés en très bons termes, et se revoyaient assez régulièrement, que ce soit à des concerts, des soirées ou même pour se faire des sorties «non conformistes» en plages, saunas ou clubs.
Marie était ce qu'on pourrait appeler une éternelle insatisfaite, elle passait de mec en mec sans vraiment trouver le bon.
Il faut dire qu'elle n'avait aucun mal à se fournir au vu de son physique plutôt agréable.
Et ce samedi, en fin d'après-midi, nous voilà donc partis tous les trois vers notre sauna attitré, qui a la particularité d'être mixte, et donc, par la force des choses, libertin.
Au détail prés, qu'à la différence de la majorité des autres clients du lieu, nous le fréquentons plus pour profiter de ses installations que pour profiter de la clientèle.
Quand nous arrivâmes vers 19h, il y avait encore peu de monde et nous pûmes discuter tranquillement avec Mike, le patron, qui était tout heureux de voir revenir ses petits préférés.
Il nous raconta qu'après un été plutôt calme, la saison avait repris tranquillement et que, mauvais climat oblige, il avait eu pas mal de monde ces temps-ci.
Alors qu'on était encore au bar, tout habillés, notre discussion attira quelques mecs en petite tenue, qui faisaient semblant de participer à la conversation, alors qu'en fait, on savait très bien qu'ils reluquaient notre Marie et qu'ils s'impatientaient qu'elle vire ses fringues.
Ce petit manège était le signe flagrant qu'il ne devait pas encore y avoir pléthore de couples dans l'établissement.
Par sadisme, nous prîmes tout notre temps pour les satisfaire, en se faisant offrir des coups par notre aimable hôte.
Après 2 ou 3 tournées, on se dirigea enfin vers les vestiaires afin de se délester et de troquer nos vêtements de ville contre l'uniforme officiel: petite serviette blanche à s'enturbaner autour du bas-ventre pour jg et moi, mini-peignoir pour Marie, au grand dam des mateurs qui faisaient l'air de rien, des va-et-vient incessants devant l'entrée des vestaires.
Aussitôt en tenue, nous nous dirigeâmes vers la première étape obligée du parcours du combattant: la douche commune.
Comme par hasard, alors que la salle d'eau était vide à notre arrivée, une demi-douzaine de mecs vinrent se doucher en même temps que nous.
Même topo alors que nous entrions dans le sauna vide, celui-ci s'emplit assez rapidement, atteignant même la limite maximale de contenance de 10 personnes en moins de 2 minutes.
Ce genre de petites coïncidences ne changeait toujours pas et nous faisait toujours autant marrer.
Evidemment, la nudité intégrale s'impose à une température de 80 degrés et il est recommandé de ne pas y rester plus de 10 minutes.
La discrète lumière rouge et la chaleur excessive ne se prêtant pas trop aux dérapages, nos accompagnateurs se contentaient uniquement de coups d'oeils furtifs et peu discrets vers le sexe lisse de Marie.
Comme il s'était rempli, le sauna se vida instantanément peu aprés que nous l'ayions quitté.
Faisant exprès de ne pas remarquer ce cortège, nous filâmes vers le hammam non sans un petit détour vers une bonne douche froide au préalable.
Mike avait bien préparé les lieux en assurant un taux d'humidité maximal ce qui garantissait un écran de vapeur impressionant.
Il fallu une bonne minute avant de s'y habituer et de repérer une banquette disponible.
Evidemment, notre tranquilité fut brêve puisque nos chers amis nous repérèrent assez rapidement, tout en restant à distance réglementaire pour ne pas éveiller nos soupçons.
Nous étions habitués depuis longtemps à ce rituel et cela ne nous dérangeait pas outre mesure, sachant que ces messieurs savent rester corrects à des températures élevées.
Il n'en est pas de même si par mégarde nous nous étions aventurés vers les "coins calins", signe que nous étions prêts à les satisfaire, leurs instincts primaires auraient rapidement repris le dessus.
Heureusement, nous ne sommes pas des habitués de cette partie-là de l'établissement, si ce n'est lorsqu'il y a déja du monde et qu'il s'y passe quelque chose qui vaille le détour.
A cette heure-ci, ce n'était pas encore le cas, et les cabines n'étaient visitées que par quelques rodeurs chassant leur ennui.
Vers 2Oh, alors que nous naviguions entre les différentes installations, un flux de mecs se dirigea vers l'entrée du club, nous laissant quasi-seuls, ce qui ne s'était pas encore produit depuis notre arrivée.
Nous nous sommes pris à espérer que le nouveau couple allait un peu nous soulager de ce troupeau de frustrés.
Et nos espérances ne firent que croitre au moment de s'apercevoir que ce n'était pas qu'un couple qui venait d'arriver, mais deux.
Visiblement ces quatre-là étaient des habitués et semblaient trés complices.
Beaucoup de mecs avaient l'air de bien les connaitre et l'on voyait briller dans leurs yeux et sur leurs glands turgescents, de bien belles espérances.
Comme il était à prévoir au vu du look des nouveaux arrivants, ceux-ci n'étaient guère venus pour s'occuper de leurs corps, mais bien de ceux des autres.
Jeunes, la trentaine et plutôt de type méditerranéen, ils n'arboraient pas vraiment le profil sain des adeptes de soins corporels, avec leurs allures de hardeurs du dimanche et leur franc-parler à la limite de la vulgarité.
C'est que le sauna-club Azur ne sélectionnait pas vraiment sa clientèle et parfois le niveau intellectuel se sentait un peu ramolli par la moiteur ambiante.
Autant dire que les deux couples ne passèrent même pas par la case douche, et encore moins par celle du sauna ni du hammam, et filèrent directement vers le but de leur venue, à savoir les "cabines détente".
Evidemment, ces dames étaient ce qu'on appelle couramment dans le milieu, des "gourmandes" c'est à dire des adeptes de l'amour pluriel, et leurs accompagnateurs de simples faire-valoir qui se contentaient de rester à l'écart en surveillant les éventuels débordements.
Assez rapidement, cela tourna à un abattage en règle et les cadences devinrent quasi-industrielles. On frôlait le sport de haut niveau et les marathoniennes possédaient visiblement beaucoup de préparation et d'endurance à l'effort.
Quand aux heureux élus, ils avaient survécu à une véritable sélection darwinienne, tant il fallait être valeureux pour gagner sa place à l'intérieur de la cabine.
Autant dire que les petits employés de bureau chétifs et malingres ainsi que les jeunes puceaux un peu gauches n'avaient aucune chance de rivaliser face aux grands blacks costauds et aux petits beurs suractifs.
Une véritable pyramide humaine à la hiérarchie bouleversée s'accumulait à l'entrée des backrooms où l'air devenait de plus en plus irréspirable, saturé d'odeurs de sueur, de sexe, de renfermé et de sprays désodorisants aux parfums douteux.
Du coup, nous pouvions profiter pleinement et en toute quiétude des "coins loisirs" voire même du bar et de la salle vidéo.
Tous avaient oublié la superbe Marie, qui n'en était pas jalouse pour autant.
Elle aussi avait parfois ses heures de gloires mais pas dans ce genre de contexte.
Au passage, nous grondâmes amicalement Mike de ne pas nous avoir averti que c'était soirée "gang-bang" ce soir-là.
Il avait beau rétorquer que cela avait été une visite surprise, nous le suspections de ne pas en croire un seul mot.
Vers 22h, soit deux bonnes heures avant la fermeture, et alors que la soirée battait son plein, et que d'autres couples avaient même rejoints les deux autres, nous quittâmes le lieu dans l'indifférence générale, repus d'avoir soumis nos corps à des conditions extrêmes, bien vidés de toutes toxines, dans un état quasi-second et prêts à tomber sans résistance aucune dans les bras de Morphée.
Publicité