Lundi 27 février 2006
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La saison était morte mais lors d’une accalmie
Tu voulus retourner sur cette plage magnétique
Théâtre maritime de sourdes ignominies
Arène minérale sculptée de drames antiques
Inconsciente ingénue loin du danger latent
Tu franchis ce tunnel sans jamais te méfier
Chaloupant tes cambrures de satin provocant
Irrémédiablement happée vers ce monde tuméfié
La crique était déserte et dénuée de vie
D’impossibles échos venaient de l’horizon
Nous étions seuls au monde en amants infinis
Abandonnant nos corps jusqu’à la déraison
Nos sens tétanisés par l’ivresse de l’instant
Ignorèrent la lande d’où sourdait la curée
Je ne pus rien y faire je n’en eus pas le temps
Une lumière aveuglante un diaphragme obturé
Le soleil déclinait derrière la falaise
Ton corps inanimé gisait non loin de moi
Quand je m’en approchai je fus pris d’un malaise
Tu luttais pour m’attendre dans un ultime émoi.

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