Tout l'univers

Jeudi 1 septembre 2005
Pour apprendre à mieux me connaître, quoi de tel qu'une petite liste non exhaustive de mes goûts artistiques (totalement dans le désordre)...

Littérature:
Raymond Carver, William S. Burroughs, Charles Bukowski, Philip K. Dick, J.G. Ballard, Hubert Selby Jr, Hunter S. Thompson, Bret Easton Ellis, James Ellroy, Will Self, Nick Hornby, Douglas Coupland, Michel Houellebecq,…

Cinéma:
John Cassavetes, Michelangelo Antonioni, Stanley Kubrick, Kenneth Anger, David Lynch, David Cronenberg, Gaspard Noé,…

Musique:
Franz Schubert, Claude Debussy, Edgard Varèse, Charles Mingus, Miles Davis, John Coltrane, Alice Coltrane, Pharoah Sanders, Sun Ra, Pink Floyd, Tangerine Dream, Can, Kraftwerk, Serge Gainsbourg, Brian Wilson, Brian Eno, Talking Heads, My Bloody Valentine, Disco Inferno, Tortoise, Aphex Twin, L.F.O., Autechre, Boards Of Canada, Gel:, Supermalprodelica, Carl Craig, Larry Levan, Masters At Work, Metro Area, Freescha, Daft Punk, Motorbass, M83, Swayzak, Isolée, Akufen,…

Art:
Vincent Van Gogh, Nicolas de Staël, Max Ernst, Salvador Dali, Olivier Debré, Sam Francis, Jackson Pollock, Francis Bacon, Pierre Soulages, Andy Warhol, Roy Liechtenstein, Mark Rothko, Yves Klein, Matthew Barney, Vanessa Beecroft, Claude Lévêque, Joël-Peter Witkin, Chris Cunningham, Damian Hirst , Jake & Dinos Chapman, Paul Mac Carthy,…


Vous pouvez également retrouver mes coups de coeur musicaux récents sur mon tout premier blog: Boulodrome
Et si vous voulez écouter un échantillon de mes compositions personnelles, il vous reste ma page MySpace: Leverkusen

Par Lucien
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 2 février 2006




 Non, ce n’est malheureusement pas une vue de mon bureau, même si parfois, je m’assimile à Jack Torrance, ici de dos, lorsque je recherche le silence absolu, la nuit, devant mon Powerbook, à la recherche de l’inspiration divine.
Je voudrais apporter un éclairage personnel sur l’univers de Kubrick, en me plaçant sous l’angle de ce qui reste, pour moi, son meilleur film, The Shining.

 En effet, à force de traîner sur des sites «pour adultes», j’ai l’impression que la plupart des gens résument l’œuvre du maître à son dernier film, Eyes Wide Shut, devenu culte entre autres dans le milieu libertin, à cause de ses scènes d’orgies masquées.
Non que je trouve ce film moyen, loin de là, mais je voulais rappeler que presque vingt ans avant de l’avoir réalisé, il avait engendré ce monument fantastique qui contenait déjà tous les prémices de l’univers dissolu baignant son ultime film.

 Outre les grands effets classiques «Kubrickiens» que sont l’usage intensif des longs travellings et des prises de vues déformées par le grand angle, le tout soutenu par une bande-son symphonique, The Shining regorge de plans hallucinants et vertigineux qui créent une atmosphère bien plus crispante que celle d’Eyes Wide Shut et sa théorie du complot.
En cela, un des principaux personnages du film est bel et bien cet hôtel Overlook qui contribue énormément à l’ambiance oppressante qui règne tout au long du film.
Car The Shining est un des premiers films fantastiques sans réelles scènes d’horreur. Le caractère horrifique de ce film résultant plutôt de la tension sous-jacente et omniprésente qui pèse dans chaque plan, qu’on devine derrière chaque porte, chaque coin de couloir.
Rarement un film aura autant inquiété par son absence de violence physique, mais plutôt par la violence contenue dans ses silences et ses vides.
Comment rester de marbre face à ce monstre évidé, immobile et sinistre perché dans ces montagnes enneigées et totalement coupé du monde?
Comment ne pas être hanté par les kilomètres de couloirs d’épaisses moquettes constituant ce labyrinthe d’effroi, alignant des milliers de chambres plus ou moins vides aux numéros inquiétants, et débouchant parfois sur d’immenses halls fantomatiques dénués de toute vie humaine?
Et que dire de ces flashbacks surannés nous renvoyant dans la splendeur des années folles, transformant l’hôtel rococo en un Titanic flamboyant et fastueux voguant tout droit vers le naufrage?
En cela, la scène de la salle de bal est une merveille de réalisation.
L’image est passée, brumeuse et pesante, les figurants sont cireux comme des spectres, la musique de fond comme compressée à travers un filtre bardé d'échos, on sent le drame pouvant jaillir à chaque instant.
Le rapprochement est frappant avec la scène de fête au début d’Eyes Wide Shut, source de toute l’intrigue du film.

 Et pour continuer dans ce parallèle, une des autres passerelles entre ces deux films pourrait être le décor proprement dit.
Imaginez un instant ce que pourraient donner les scènes de cérémonies et d’orgies au sein de l’Overlook?
Evidemment qu’on ne peut s’empêcher de comparer le château et l’hôtel comme abris de sombres instigations, réceptacles à fantasmes, et mausolées de toutes les plus viles pulsions humaines.
Et que dire du sort qui attend ceux qui tentent, par excès de curiosité, de percer le terrible secret que recèlent ces murs?
Car la tentation et l’attirance vers les ténèbres sont les véritables moteurs de chacun de ces deux films, guidant les protagonistes respectifs dans une quête effrénée et autodestructrice à la recherche de l’inavouable vérité.
En cela, je trouve que l’intrigue d’Eyes Wide Shut souffre de la comparaison avec celle de Shining, dont l’épilogue est moins convenu et plus machiavélique, ce qui lui confère d’autant plus son caractère de chef-d’œuvre absolu à mon goût…



En cadeau bonus, vous pouvez télécharger un morceau que j'ai composé en 1999 à l'aide de samples de voix de Shining:


Cliquer, patienter et télécharger...
Par Lucien
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Dimanche 12 février 2006

















 Jeudi dernier, Arte a eu la bonne idée de diffuser «Les liaisons dangereuses» de Vadim (1959), film trop rare sur petits comme sur grands écrans.
 
 Amis libertins de tout poil, j’espère que vous n’avez pas raté l’occasion de découvrir ou de redécouvrir cette œuvre, véritable manifeste aux relations extraconjugales contrôlées et maîtrisées pas ce merveilleux couple d’amants diaboliques incarnés par Gérard Philipe et Jeanne Moreau.
Celle ci est bouleversante en maîtresse dominante, si amorale mais si fragile également, qui va finir par plonger son couple dans un tourbillon de la vie vertigineux, débouchant sur la dramatique issue fatale.
Mais tout au long de leur contrat et de leurs jeux amoureux, ils sauront rester complices et fidèles en amitié, unis et soudés tels des siamois, véritable monstre bicéphale qu’aucune épreuve ne viendra désolidariser si ce n’est la mort elle-même.
Une vision exemplaire de la relation de couple tel que je la conçois, fusionnelle et fusiogène à la fois, toujours à la recherche du point limite là où, dans le jeu, il n’y a point de limites…

 Et que dire de cette merveille de bande originale interprétée par Art Blakey and the Jazz Messengers, composante majeure du film au même titre que celle de Miles Davis pour «Ascenseur pour l’échafaud» un an auparavant.

 Comme vous avez été nombreux à télécharger «Come play with us Danny», j’en profite pour vous offrir un second morceau que j’ai composé en 2001 après un séjour à New-York dans le quartier du Village Vanguard.


C'est par là que ça se passe, vous connaissez la manoeuvre...
Par Lucien
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander

Contact







Recommander

Recherche

Fils

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus