Venu, vidé, vicié

Publié le par Lucien

    Tous les étés, j’essaie de me faire un ou deux vide-couilles. En général, je n’ai aucun mal à mettre la main dessus. Il suffit d’arpenter régulièrement les parkings en bordures de forêts une fois la nuit tombée et de repérer de petits amas de voitures. Le vide-couilles n’est jamais très loin.
    Toujours en couple, le vide-couilles est peu causant et plutôt sélectif. Ce soir-là, j’avais la chance d’être entouré de vieux, de moches, de puceaux, de pervers, de racailles, de psychopathes ou tout simplement de bavards.
    Elle était en mode «repos», assise côté passager de cette Mercedes SLK métallisée, aux côtés de son mari peu loquace. L’accompagnateur du vide-couilles est rarement de bonne compagnie, il faut le savoir. Ce doit être mon côté «Houellebecquien» qui a dû me faire ressortir du lot par sa discrétion exacerbée. Le fait est que c’est bien moi qu’elle désignait du doigt pour venir la rejoindre.

    Arrivé devant le dispositif, la grosse voix taciturne du mari me dictait les dernières recommandations d’un ton machinal et routinier, comme s’il récitait les dix commandements à son prochain pécheur.
    - Elle va commencer par te sucer sans capote. Tu éviteras de lui toucher les cheveux. Ensuite, tu mettras une capote et tu pourras la prendre dans la chatte. Si elle te fait signe, tu pourras l’enculer, mais tout doucement et avec le gel que je te fournirai. Tu éviteras de lui gifler les fesses ou de lui faire des marques avec tes ongles. Quand tu sentiras que tu vas jouir, tu lui fais signe, tu te retires, tu enlèves ta capote et tu lui jouis sur les seins. Ensuite tu dégages et tu laisses ta place. N’essaie pas de l’embrasser ou de lui caresser le visage ou les cheveux. Ne lui touches surtout pas les seins, encore moins quand tu auras joui. C’est compris ?
    Vu comme ça, je commençais à regretter de ne rien avoir sur moi pour prendre des notes. Je comptais un peu sur lui pour me remémorer l’ordre du jour en cours de route, à moins que l’un de mes petits camarades ici présents n’ait la bonne idée de me souffler discrètement des antisèches.
    J’avoue que l’énoncé de la notice m’avait quelque peu fait débander et que la dame du batailler ferme avec sa langue pour revigorer mes ardeurs. Qu’importe, visiblement l’exercice de réanimation génitale devait être compris dans le forfait car le grand ordonnateur ne moufta pas.

    Après une pipe très académique, j’entendis le mot «capote» sortir du fin fond de l’habitacle au moment où Madame écarta les cuisses dans une scénographie ultra-carrée. J’avais un peu l’impression d’être manœuvré à distance comme un pantin à qui l’on aurait demandé de laisser son cerveau dans la boîte à gants climatisée. J’eus tout le loisir de tester la sellerie cuir «chêne clair», unique moyen de garder mes appuis, autres que les parties charnues de la dame interdites au toucher. Sa chatte était plutôt humide et dilatée, mais assez bien entretenue au niveau pilosité. Une petite motte clairsemée en forme de flammèche venait couronner ses lèvres glabres. Non loin de là, un papillon-tatoo me narguait nonchalamment en battant des ailes dans le creux de son aine.
    Je n’eus pas besoin d’attendre le signal du retournement. Un petit regard vers Monsieur lui fit comprendre que l’heure de la vidange n’allait pas tarder à sonner. Madame me présenta ses gros seins lourds et j’exécutai les dernières volontés dans un ultime râle étouffé. Non loin de moi, j’entendis des échos qui venaient s’écraser contre une vitre arrière, une jante alliage, un buisson-ardent ou le mocassin à glands d’un voisin.
    Elle essuya mon foutre moiré avec une espèce de peau de chamois en me faisant comprendre qu’il ne fallait pas rester planté là. Si nécessaire, son cerbère me fixait en se demandant ce que je foutais encore dans les parages. Je compris que ce n’était pas le moment de venir solliciter une quelconque marque d’affection ou un petit mot d’amour, et que je ne connaîtrai jamais le prénom de ce vide-couilles là. C’est dommage, le dernier en date en avait un charmant : "Dégage !"

Publié dans Mixages

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noir intense 35 19/08/2007 15:18

C'est le début de la célébrité Lulu...laisse-toi faire...

Lucien 19/08/2007 15:36

Ca va pas faire mal ?

Vagant 15/08/2007 16:25

C'est qui SLG ?

Lucien 19/08/2007 15:04

http://sexe.fluctuat.net/blog/18743-le-sexe-selon-lulu.htmlMême pas eu besoin de payer de ma personne, je ne les connaissais même pas !Les gars m'ont fait de la pub sans même me concerter, bizarre !

Bulle 09/08/2007 16:34

Belle plume ! Bravoje reviendrai te lire... ça c certain !

Lucien 19/08/2007 14:59

Merci !

L & L 06/08/2007 22:16

C'est plus fort que toi, t'as giclé avant notre retour ;)

Lucien 19/08/2007 14:57

Ben oui, c'est mon côté éjaculateur précoce...

Sapheere 02/08/2007 15:37

hé! y'a pas que chez SLG que Lulu a une note rien que pour lui

Lucien 19/08/2007 15:06

Ah bon, chez qui d'autre aussi ?