Jeudi dernier, Arte a eu la bonne idée de diffuser «Les liaisons dangereuses» de Vadim (1959), film trop rare sur petits comme sur grands écrans.
Amis libertins de tout poil, j’espère que vous n’avez pas raté l’occasion de découvrir ou de redécouvrir cette œuvre, véritable manifeste aux relations extraconjugales contrôlées et maîtrisées pas ce merveilleux couple d’amants diaboliques incarnés par Gérard Philipe et Jeanne Moreau. Celle ci est bouleversante en maîtresse dominante, si amorale mais si fragile également, qui va finir par plonger son couple dans un tourbillon de la vie vertigineux, débouchant sur la dramatique issue fatale. Mais tout au long de leur contrat et de leurs jeux amoureux, ils sauront rester complices et fidèles en amitié, unis et soudés tels des siamois, véritable monstre bicéphale qu’aucune épreuve ne viendra désolidariser si ce n’est la mort elle-même. Une vision exemplaire de la relation de couple tel que je la conçois, fusionnelle et fusiogène à la fois, toujours à la recherche du point limite là où, dans le jeu, il n’y a point de limites…
Et que dire de cette merveille de bande originale interprétée par Art Blakey and the Jazz Messengers, composante majeure du film au même titre que celle de Miles Davis pour «Ascenseur pour l’échafaud» un an auparavant.
Comme vous avez été nombreux à télécharger «Come play with us Danny», j’en profite pour vous offrir un second morceau que j’ai composé en 2001 après un séjour à New-York dans le quartier du Village Vanguard.
Voilà exactement ce qui me fait regretter de ne pas avoir la "télé", malgré le mal que j'en ai dit quelque part... Je brûle de revoir ce film que j'ai vu il y a longtemps au cinéclub, sans le comprendre.... (j'avais 16 ans tout au plus). Madeleine et moi (à propos de Jeanne Moreau) avons vu avant-hier "Les Amants" de Louis Malle: une splendeur. En particulier, nous nous faisions cette réflexion que la scène où Jeanne, la Bourgeoise de Province ennuyée (double pléonasme!), se donne à l'Archéologue à l'aurore est l'exemple parfait de la représentation du Désir, telle que nous la concevons. Nous sortons ce soir d'une représentation du "Monologue du Vagin", c'est autre chose... (mais pas indigne)
Fraternellement, libertinement,
Georges (et Madeleine qui est allongée sur le lit)
Commentaire n°5
posté par
Georges
le 13/04/2006 à 21h43
Ouah lui hé, tout ça pour placer qu'il regarde Arté!;););) Tu f'rais mieux d'me chercher du boulot chéri!;)
Il suffit de suivre les instructions de Megaupload et tu te retrouveras avec mon mp3 dans ton disque dur...
Fraternellement, libertinement,
Georges (et Madeleine qui est allongée sur le lit)